De mes amis, de mes attaches et de ma vie de coureur solitaire.
AGP Coureur au large Ajouter un commentaireLa course au large en Solitaire est pour moi un rêve resté longtemps inaccessible par faute de moyens. Après une longue année à travailler nuit et jour sur mon projet, à user mes chaussures et à passer des coups de téléphone, j’ai enfin trouvé le sésame qui m’a ouvert la voie vers le circuit Figaro pour trois années : le Groupe Senoble.
Ce circuit mythique regroupe les marins les plus talentueux que la mer puisse connaître depuis 40 ans. Y faire son entrée lorsque son budget est limité relève un peu de la folie et du sacèrdoce. Pour y faire des résultats, il faut s’accrocher pendant des années et travailler sans relâche à la vitesse de son bateau à l’apprentissage de petits trucs qui permettent de faire la différence.
J’ai participé en 2009 à ma première saison sans trop savoir comment aborder les difficultés que j’allais rencontrer. Manque de temps pour naviguer, fatigue avant le départ des courses… A la fin de la saison le bilan fut tiré. Je bosse sur mon bateau tout l’hiver pour qu’il soit au niveau des meilleurs montures du circuit puis je me remet à l’entaînement pour apprendre à le faire avancer. J’ai donc mis mes économies et toute mon énergie dans un chantier de 2000 heures étalées de novembre à fin avril. 2000 heures de poussière, de stratifications, de ponçage, d’enduits et de peinture. L’hiver 2010 restera marqué dans ma mémoire comme un hiver detravail acharné pour arriver à bout de mes objectifs : rendre le bateaufiable et compétitif. Il a également été marqué par des rencontres magiques avec mes amis de Camaret. Julie Marco de la Camarétoise, qui m’ont hébergé lorsqu’il neigait dehors et que dormir dans le camion au chantier devenait problématique. (Le hangar où je me trouvais n’étant pas équipé d’électricité, je ne pouvais y tirer qu’une ralonge électrique permettant d’alimenter les chauffages pour le bateau mais biensûr pas pour moi…) et puis David et Valérie qui presque tous les jours passaient me voir un petit quart d’heure, ce qui bien des fois me remontait le moral lorsque le boulot ne paraissait pas avancer. Ils ont même fini par m’héberger à plein temps jusqu’à ce que je puisse mettre un peu d’ordre autour de mon bateau. Dès que j’avais besoin d’un coup de main ou d’un conseil, mes amis étaient là. Pas tous au même moment, pas tous pour la même durée mais tous avec le même engagement et la même aide morale. Merci à Gwenn, Guéno, Loïs et Pierrick , Jérem, Dédé, Mich le Bordelais… A présent, lorsque la course est dure, je mets une chanson de Brassens qui fait « non ce n’était pas le radeau radeau de la méduse ce raffiot… » en pensant à mon port d’attche et au QG où m’attendent mes amis avec qui je pourrai partger mes aventures, mes galères et mes bonheurs.











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