Après trois jours de préparation sur le bateau avec Antoine Carraz (le boat captain des Figaro Bénéteau de Mer Agitée) et Matthieu Ferrand, j’ai enfin pu prendre la mer vendredi soir.
Parti de Port la forêt vendredi vers 20H00, j’ai pu profiter d’un vent d’ouest d’un quinzaine de noeuds pour essayer le bateau au louvoyage jusqu’à la pointe de Penmarc’h. Au coucher du jour, au large du Guilvinec, la bande de dauphins qui séjourne régulièrement au large des de l’archipel des Glénans m’ont rejoint pour jouer avec mon Figaro.
L’eau s’étant chargée de plancton phosphorescent ces dernières semaines, je peux admirer les sillages du bateau et de mes compagnons lorsque la nuit s’installe sur la pointe Finistère.
Je suis enfin seul en mer après un an de travail acharné pour mettre sur pied ce projet de course au large.
Vers 4H00 du matin je suis dans le Raz de Sein en route directe vers mon port d’attache : Camaret.
Un front chaud me rattrape et la visibilité tombe progressivement au niveau de la baie de Douarnenez.
A 6H30, je passe la pointe du Toulinguet sans y voir un rocher… La visibilité est nulle et le vent mollissant sous le vent du rocher du Lion fait ralentir progressivement le bateau. Petit moment de solitude lorsque j’entends retentir la sirène d’un cargo qui emprunte le chenal d’entrée du goulet de Brest. Il passe près de moi puisque je ressents ses vagues sans pour autant l’apercevoir…
J’ai à bord un appareil appelé Activ-echo qui permet d’augmenter ma visibilité sur le scop radar des bâtiments de commerce par temps de brume. J’aurais également pu pouvoir recevoir sa position sur mon ordinateur grâce à ma VHF. Mais ce système appelé AIS ne fonctionne pas. Un problème de connexion sans doute.
A 7H00 j’arrive enfin à mon port d’attache, Camaret sur mer. C’est le village où je vis et où naturellement j’amarre le Figaro Senoble.
Cette navigation est pour moi le début d’une longue série. Le bateau est sein, bien préparé et même si comme d’habitude sur un bateau de course, il y a une check-list de préparation importante avant la Cap Istanbul, je suis confiant sur les capacités de vitesse de mon Figaro.
Cet après midi, le Figaro Bénéteau N°28 est mis à l’eau à Port La Forêt par l’équipe de mer Agitée, l’écurie de course au large de Mich Déjoyaux. C’est le début d’une histoire commune avec moi de 3 mois.
Après un inventaire du matériel de sécurité du bord, nous procédons ensemble au mâtage et aux essais moteur.
Mon Figaro sort d’une longue période de chantier. Il n’a pas navigué depuis plusieur mois et n’a été que peu entretenu ces dernières années avant son rachat par Mer Agitée. Une longue check list m’attend avant de prendre la mer mais je sais que cela vaut le coup.
Au programme changement du gréément courant, réglages de mât, mise en place de l’électronique embarquée, vérification de l’étanchéité générale…
Mes prochains jours seront consacrés à l’administratif, au matériel et je l’espère bientôt à la navigation.
Un mois de recherche et de réflexion pour trouver la perle rare… le bateau choisi sera le n°28, celui-ci est loué à « Mer agitée » l’écurie de course au large de Michel Desjoyeaux. C’est une première satisfaction pour l’équipe d’AGP Course au large de savoir que je naviguerai sur un Figaro Bénéteau préparé avec le savoir faire et les compétences d’une des meilleures écuries de course au large de France.
Les dernières discussions concernant les prestations et le cout ont eu lieu vendredi dernier dans les locaux de « Mer agitée » à Port la Foret avec Jean Paul Roux, Directeur général.
L’inventaire du bateau ainsi que la signature du contrat de location ont eu lieu ce lundi.
Pendant prés de six heures, j’ai minutieusement vérifié le travail réalisé sur le bateau et me suis assuré que l’ensemble des éléments de sécurité et de communication étaient présents. IL était nécessaire de prendre du temps aujourd’hui pour m’assurer qu’il ne manque rien et que le bateau répond aux obligations de la jauge pour la Cap Istanbul ; le planning de mon projet est serré et la conformité du bateau doit être validée dés à présent afin de se concentrer uniquement sur la performance sportive dans les semaines qui vont précéder le départ de la course.
Ce fut également l’occasion pour moi de rencontrer et d’échanger avec un navigateur, dont le récit du palmarès n’est plus à faire, à savoir Michel Desjoyeaux en personne. La réception et la mise à l’eau du bateau sont planifiées ce mercredi et j’enchaine directement derrière le convoyage entre Port La Forêt et Camaret sur Mer, port d’attache de mon projet Figaro.
Pour mon inscription à la Cap Istanbul 2008, j’ai participé au stage de survie ISAF organisé à Lorient (dans une partie de l’ancienne base sous marine) les 12 et 13 juin.
Au programme de ces deux journées pour devenir un vrai « survivor » : beaucoup de théorie en salle et des moments de pratique notamment dans l’eau, cela va de soi…
La matinée de jeudi a débuté par des cours et a finit, enfumée, avec l’utilisation des fusées de détresse.
L’après midi, tous les participants se sont équipés d’une combinaison de survie pour réaliser les exercices dans l’eau. Les ateliers se déroulent au cœur des bassins de l’ancienne base sous marine ; au programme : mise à l’eau du radeau de survie, évolution dans l’eau avec la combinaison, technique pour remettre à l’endroit le radeau retourné, simulation de treuillage, remonter à bord d’un navire par une échelle de corde, l’attitude et les comportements à adopter dans son radeau.
La journée de vendredi fût principalement destinée aux apprentissages théoriques avec l’étude des comportements à adopter en cas de blessures et ou d’accidents. Un diaporama permettait de visualiser les blessures plus ou moins graves les plus rencontrées ; âmes sensibles s’abstenir…
Le dernier atelier pratique s’est déroulé en fin de matinée, il était destiné à étudier le maniement d’un extincteur et l’attitude à avoir en cas d’incendie.
Au terme de ces deux jours, j’obtiens mon certificat d’Apprentissage des Techniques Individuelles de Survie Offshore. Ce document fait partie des pièces à joindre dans le dossier final pour la validation de l’inscription à la Cap Istanbul.
Finale du Championnat de France Solitaire de Course au large, cette course sera, avec la Solitaire du Figaro, le deuxième rendez-vous phare des courses en solitaire de la saison Figaro Bénéteau.
Lundi 8 septembre, la flotte des Figaro est attendue à Nice. Les quatre premiers jours vont être destinés aux briefings des concurrents et de leur préparateurs ainsi qu’aux contrôles de jauge (la jauge définie les caractéristiques du bateau) et des équipements de sécurité.
Samedi 13, les bateaux quitteront le port, à 9H, pour courir le prologue au large de Nice durant la matinée. A 14H seront remis les prix du Prologue et le public présent pourra assister à la présentation officielle des skippers.
Dimanche 14, début des hostilités … les coureurs prendront le départ de la première étape à 12H pour rallier Cagliari (en Sardaigne).
Au programme, un parcours de 1670 milles en cinq étapes où les navigateurs traverseront des sites incroyables et majestueux dans une mer rythmée par les caprices du vent.
L’aventure maritime de la Cap Istanbul passera ensuite par Syracuse puis Iraklion, pour finalement arriver, le 7 octobre, aux portes de l’Europe à Istanbul.
La troisième édition de cette course se finira le 11 octobre avec une régate de clôture, en équipages, sur le Bosphore suivi de la remise des prix du classement général.
Pour voir la présentation détaillée de la course, cliquez ici
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