Holà!
Estoy en Gijon. Un peu de repos après une étape âprement disputée et frustrante au final. Tout à débuté avec un start comme je les aime. A friser le rappel individuel mais en tête milieu de ligne. Quelques algues plus tard et une rotation du vent un peu défavorable, je passe la bouée de radio France dans la meute. Puis vient le tour de la seconde marque avant le passage de blanchard et là, les fichiers de vent n’étant pas d’accord entre eux, je prend l’option d’attaquer la baie de Seine par le nord… Pas une réussite car favorable au début, l’option est vite devenue un piège avec la renverse de courant. Je me refais quelques bateaux lors du passage de Blanchard en passant très au large et en restant dans une bande de courant maximum puis décide de piquer dans les cailloux de Sark, pour cette fois éviter le courant défavorable…. Un front est à passer mais celui-ci reste bloqué sur la Bretagne nord. J’attend une rotation vers la gauche qui ne vient pas… Et reperd les places durement gagnées lors de mon passage à Sark. Mais les coups que je porte en pointe Brteagne sont précis au niveau du courant et du vent. J’arrive à lire l’échiquier dans le bon sens.
Après avoir fait longtemp la route en visuel de Kito de Pavant, je passe à terre à la renverse de courant, une heure après je repasse au large. Je suis dans le 20 à Portsall et entame le Four le couteau entre les dents. Je négocie les contre-courants et me retrouve dans les 10 premiers. Bien décidé à faire parler la poudre, je passe par le chenal des béniguets au sud de Molène puis prend la direction du raz de Sein dans le sillage de port de Caen. Les choses se corsent ensuite. Le clapot de travers à l’entame de la traversée du golfe de Gascogne et le vent faible…. Exactement ce qu’il ne fallait pas pour cette portion de parcours de 300 Milles : mon spi dans ces conditions est très instable et lent. Beaucoup trop instable, ce qui se transforme en cauchemard long de 38H: lorsque je lâche la barre je le perd. Je suis lent et me fait déposer par tout le groupe avec lequel je bataille. Malgré le fait que je négocie plutôt bien le passage de la dorsale. Mon manque de vitesse me coûte cher aussi bien en temps à l’arrivée qu’en fatigue et en frustration. Dommage mais je sais que je progesse fort même si les résultats ne sont pas encore au rendez-vous et surtout je sais que je peux et que je vais le faire!
Je ne résiste pas à l’envie de reprendre sur mon blog les photos de mon départ… En espérant pouvoir vous mettre de belle photos d’arrivée d’ici peu. Merci à tous pour vos nombreux messages de soutien passés sur le site de la Solitaire, c’est top! Continuez!
Hastà luego. Hè buscado por pasteles Senoble aqui en Gijon pero no le he visto. Espero tambien en Brest!
Si tout ce passe bien et si Gilles mon assistant est bon, ce soir le bateau est en configuration pour la grand départ. Les voiles neuves sont à bord du Figaro Senoble et tout est en ordre de marche. Ce résultat après une fois de plus bien des opérations. Peinture des voiles avec Françoise également appelée “Maman” et mes petites cousines pour la peinture des voiles, convoyage de Camaret sur mer au Havre dans 40 Nds de vent au portant le 14 juillet dernier. Un petit test par ailleurs réussi pour mon bateau sur lequel rien ou presque rien n’a cassé.
Avis aux amateurs de records de vitesse : 23H entre Camaret sur mer et le Havre. Le parcours est ouvert!
Puis opération pesée du Figaro Senoble et contrôle de ses appendices ( ce ne sont pas de gros mots, celà signifie juste quille+safrans en langage marin…) le 16 au Havre.
Pour le reste, demain navigation toute la journée pour valider les dernières petites retouches. Samedi repos, dimanche prologue, Lundi repos et Mardi let’s go!!!
J’ai pu faire quelques interwiews à la radio et pour la presse donc j’espère que vous pourrez me suivre.
Pour le blog, je cherche quelqu’un qui pourrait me donner un coup de main car entre la navigation et le matériel, j’avoue que mon temps est plus que compté et le planning ne laisse guère de place à la communication. Ce que je déplore.
En tout cas et une fois de plus je tiens à remercier tous mes partenaires, du plus grand au plus petits sans qui je ne serais pas là aujourd’hui : au départ de ma seconde Solitaire du Figaro, la “coupe du monde de foot” de la course au large en solitaire… scandales en moins…
Merci donc à Senoble bien sûr, mais aussi à Cotten qui m’habille, la ville de Camaret sur mer qui héberge mon bateau tout au long de l’année, Mantanav, GPC Indus et Axon Cables les techniciens hight tech de mon informatique et de mon électronique embarquées, Charot et Lallemand dans l’Yonne, La Métallerie Stéphan à Lyon Ulmo Voiles et la voilerie Camarétoise, le Bar L’Ar Men, mon QG où vous pouvez suivre la course en direct pendant vos vacances à Camaret et tous mes amis Valérie et David, Marco et Julie, Jérémie Guéno Mich et tous les autres qui me donnent des coups de mains énormes, et pour finir mon nouveau Club le CV Léo Lagrange.
Je vais me battre pour continuer à progresser dans cette course folle faite de difficultés permanentes et de défis constants. J’ai un bateau au top, c’est à présent le début de la phase 2 qui me conduira peut être d’ici un an vers la victoire et les podiums… En attendant mes partielles je bûche faites moi confiance pour ça.
Le parcours 2010 par Jacques Caraès, directeur de course
La Solitaire du Figaro 2010, Non classé aucun commentaire »
Get the Flash Player to see this player.
Les derniers commentaires