La procédure du départ (départ 30 juillet, prévu pour 13h00)

La Solitaire du Figaro 2009, Navigations, Non classé 1 Commentaire »

Les bateaux quittent les pontons environ deux heures avant chaque départ. Les Figaro sont assistés par des bateaux à moteurs car leurs propres moteurs sont scellés avant le départ afin de pouvoir vérifier après chaque étape que les navigateurs n’ont pas trichés en utilisant leur moteur.

Ensuite il y a la procédure du départ qui suit.
(Signaux de départ conformes à la règle 26 des RCV, système modifié comme suit)

H-8 minutes : Signal d’avertissement : pavillon de classe ; un signal sonore
H-4 minutes : Signal préparatoire : pavillon P, I, Z, Z et l, ou noir, signal sonore.
H-1 minute : Une minute : affalée du pavillon préparatoire ; un long signal sonore.
H Départ : affalée du pavillon de classe : un signal sonore.

Les pavillons P, I, Z et l ou noirs, les sanctions, réparations et obligations..

Comme décrit dans la procédure du départ, le comité de course utilise divers pavillons, voici leurs significations :

Pavillon P,( bleu avec un petit rectangle blanc au milieu )
Obligation : Etre sous la ligne de départ au signal de départ.
Réparation : Repasser entièrement sous la ligne de départ avant de prendre le départ.

Pavillon I (jaune avec un rond noir au milieu)
Obligation : Etre sous la ligne et ses prolongements pendant la minute qui précède le départ.
Réparation : revenir sous la ligne en contournant l’une ou l’autre des extrémités avant de prendre le départ.

Pavillon Z (avec 4 triangles jaune, bleu, rouge et noir)
Obligation : idem que le premier pavillon P, et ne pas être dans le triangle formé par les extrémités de la ligne et la première marque pendant la minute qui précède le départ.
Réparation : Idem que pour pavillon P, repasser entièrement sous la ligne avant de prendre le départ, mais si présence dans le triangle pendant la minute : 20% de pénalité est maintenue si la course est recourue ou reprogrammé, mais pas si la course est annulé ou retardée avant le départ.

Pavillon noir
Obligation : Ne pas être dans le triangle formé par les extrémités de la ligne et la première marque pendant la minute qui précède le départ.
Réparation : Aucune. Obligation de quitter le plan d’eau. Disqualification pour la course (BFD)
Disqualification maintenue si la course est recourue ou reprogrammée, mais pas si la course est annulée ou retardée avant le départ.

Si rappel général ou course annulée après le départ, le comité de course affiche les numéros de voiles.
Le Figaro SENOBLE porte le numéro 38, que vous trouverez toute en haut de sa grande voile.

Les départs peuvent être suivis en direct par VHF.

Les classements provisoires et officiels seront affichés sur le site www.lasolitaire.com et également aux villages officiels.

Les classements que l’on va retrouver à la fin de la course :

- Un classement d’étape
- Le classement général (après les temps cumulés des classements d’étape)
- Autres classements : le prologue Suzuki, le classement Bénéteau des Bizuths, le prix de la Bouée Radio France, le grand Prix GMF Assistance, le prix Argos de la meilleure progression, le Prix Météo France, la régate de clôture.

Arnaud fait partie de Bizuths de cette année. Les Bizuths sont les skippers qui font leur début sur la course, nombreuses cette année, car ils sont 15 d’inscrits.

Pour plus d’informations sur les diverses pavillons cliquez sur le lien suivant :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/06/95/66/AA-INFOS-NAVIGATION-2009/PAVILLONS0002.jpg

Premiers entraînements et premières photos…

AGP Coureur au large, Navigations aucun commentaire »

Depuis hier, j’ai repris l’entraîement à Port La Forêt. Le bateau est vraiment bien et les sensations reviennt vite. Il faut encore mettre le nouveau Senoble à ma main et continuer à travailler les check lists matériel en prévision de La Solitaire mais tout cela se met en place progressivement. Une bonne suprise cette semaine : un soleil estival reigne en maître sur la baie de Concarneau…

Voici donc les premières photos en navigation prises par Damien.


 

A terre pour 3 jours

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Arrivé hier matin, j’ai passé la journée et la nuit dernière à me reposer après cette étape difficile moralement.

Voici en quelques mots le récit de cette étape de 570 milles qui me relègue provisoirement au fond du classement général:

Départ Vendredi 26 septembre à Marzemami :
Le vent établi au sud 20 Nds, j’ai envie de me placer sur la droite de la ligne de départ pour profiter de la rotation à droite du vent. Dans la minute avant le départ je positionne le Figaro Senoble au vent de Nicolas Bérenger. Mon manque de repère sur les départs en solitaire me fait lancer 5 secondes trop tôt. Je passe la ligne une seconde avant le top… Rappel individuel, je dois me dégager de la meute et repasser la ligne de départ en passant par une extrémité. Dernier à la bouée au vent je choisis de prendre le parti du nord et m’engage sous spi au large serré à la poursuite d’un groupe composé par Nicolas Troussel, Gildas Mahé, Romain Attanasio et Christopher Pratt. L’autre groupe choisit le sud et glisse rapidement. Je les perds de vue à peine deux heures après le passage de la bouée au vent.

La nuit se passe bien le figaro Senoble fonctionne bien sous pilote, ce qui me permet d’aller dormir par tranches de 20 minutes. Je suis dans le match et gagne du terrain sur les concurrents directs.

Samedi 27 septembre

Changement d’ambiance : le vent a molli et devient plus qu’instable en force et en direction, les nuages recouvrent le ciel. Nous nous retrouvons au près à tirer des bords. Le vent bascule invariablement de 30 60 degrés sans que les zones de changement ne se voient. Difficile de lâcher la barre. Au soir du deuxième jour un orage s’abat sur la zone nous apportant du vent de nord à nord ouest allant de 18 à 30 Nds sous une pluie diluvienne… Je passe une grande partie de la nuit à l’intérieur. Rester sur le pont est impossible tellement la pluie est violente. Le simple fait de sortir single le visage.

Dimanche 28 septembre

Au petit matin, j’ai perdu un peu de terrain sur Gildas Mahé et Nicolas Troussel. J’en ai gagné sur Thomas Rouxel. Je suis décalé dans son nord pour 4,5 Milles. Je suis 13ème. (Je n’étais pas superstitieux jusqu’à présent mais à y repenser je demande si je n’aurai pas préféré être une place derrière…). Le vent tourne à droite au 130 et tombe subitement alors que je descends pour recroiser avec le groupe du sud. Un zone de calme s’installe en quelque minutes entre moi et Thomas. 130 cela m’oblige à virer de bord et à faire route au Nord Est. Pensant que cela est passager je vire. En tribord je fais donc route… Lorsque le vent tourne au 90-85 je vire de bord pour faire route à nouveau vers le paquet du sud. Mon inquiétude grandit lorsqu’après une dizaine de virement de bord je me rend à l’évidence. Dès que je suis en babord le vent mollit et tourne de nouveau vers le 130. Je suis bloqué. Je n’ai pas d’autres choix que de monter vers le nord.
A 14H00 je croise l’axe de la route directe. Le vent ne s’établit pas. Il reste oscillant entre 130 et 90 et la zone de molle qui se trouve dans mon sud directe semble inexorablement me suivre…
A 18H00 cette zone me rattrape, le vent tombe complètement. Le ciel se dégage lors que le directeur de course me contacte par Iridium ” Quel vent as-tu ?” Je lui raconte pensant que les sudistes subissent le même sort que moi. Christian s’exclame alors : “il y a 35 Nds de vent chez nous..”.( je ne comprend pas le secteur sur le coup mais je réalise que je risque fort de prendre un sacré retard.) Je compte 80 Milles de retard. A 5 Nds, cela frise les 20 Heures! La punition !
Pire à ce moment de la course et pour ne pas que j’arrive trop en retard en Crète il me demande d’abandonner en me disant que si je n’ai pas assez de temps de récupération Crète il ne m’autorisera pas à prendre le départ de l’étape suivante.
Abattu je demande à parler au météorologue et pondère en lui disant que je veux avoir les dernières positions des autres concurrents avant de déplomber mon moteur.
Le météorologue prévoit l’établissement d’un vent de secteur Nord dans la nuit. Je raccroche et décide d’attendre le milieu de nuit avant de prendre une décision.

Lundi 29 septembre

A minuit le vent rentre enfin du nord. Faible au départ, il finit par s’établir au Nord Ouest à 25 Nds. A partir de ce moment, je suis en route directe sur la Créte à fond. 25 30 nds de vent sous spi le Figaro Senoble glisse vers l’arrivée à plus de 15 Nds. Je cravache en espérant recoller au paquet. On ne sait jamais, la roue peut tourner tellement vite en méditerranée. La flotte peut rester collée quelques heures. Je peux peut-être me refaire. Je ne dors plus et passe tout le reste de la course à la barre. Ne lâchant rien. Profitant de chaque vague pour faire partir le bateau dans des énormes surfs.

Mardi 30 septembre

J’arrive à 11H30. J’ai recollé plus de 50 milles au paquet. 50 milles c’est beaucoup, mais ce n’est pas assez. Je termine avant dernier de cette manche. Jean Paul Mouren ayant abandonné. Je suis dernier au classement.

Bilan :

J’apprends vraiment beaucoup sur cette course qui au final se révèle de l’avis de tous les coureurs la plus difficile des courses de l’année. Un apprentissage douloureux qui me permet de me préparer pour l’année prochaine. Les conditions instables et imprévisibles de la méditerranée parachute des inconnus au top du classement et des cadores au fond du classement. Difficile de savoir qui aura de la réussite sur la prochaine!
Je ne lâcherai rien. Plus que jamais je suis décider à ne rien lâcher sur cette course. Je sais que mon niveau actuel me permet de laisser quelques bateaux derrière et je suis sûr que la roue peut tourner enfin à mon avantage.

Merci à tous pour vos messages d’encouragement ! Il me font toujours chaud au coeur.

La vidéo embarquée de la deuxième étape

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24H avant la seconde étape

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Le Figaro Senoble à CagliariLe Figaro Senoble est au port de Cagliari et nous attendons tous les deux de reprendre la mer. Les analyses météo depuis deux jours ne sont jamais les mêmes pour les jours à venir… Compliqué de savoir ce qui risque de se passer réellement mais tout porte à croire que cela va aller vite. Je prépare ma navigation au club Nautique de Cagliari qui nous a réservé un accueil vraiment chaleureux. Demain nous partons pour 370 Milles en direction de la Sicile et une escale à Marzamemi.

Première étape Nice-Cagliari

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Dimanche 14 septembre :

Je prends un départ laborieux à la suite d’un problème de mousqueton d’amure de génois qui s’est ouvert à 30 secondes du coup de canon de la première étape entre Nice et Istanbul. Passant en queue de peloton la bouée de dégagement devant Nice, je me remet dans le match progressivement. Les fichiers météo du matin donnent clairement deux options possibles :

- la route de l’ouest pour aller chercher le Mistral en traversant une bulle sans vent dans le sud ouest de Nice. Cette route est sûre puisque le mistral est établi depuis plusieurs jours. Par contre elle rallonge la route de manière significative avant de trouver des vents portants qui permettront de descendre en route directe vers le sud ouest de la Sardaigne.

- la route de l’est : le dimanche matin tous les fichiers météo annoncent un vent de nord-est assez fort descendant de l’Italie et longeant les côtes de la Corse. Cette option permet de rester prêt de la route directe en se décalant légèrement vers l’est. Ce flux doit permettre, par la suite, de faire de l’ouest et de passer devant les participants de la route ouest. Je choisis donc cette route. Dans les premières heures de course, je suis au contact de Laurent Pellecuer et me classe rapidement dans la tête de course( 12ème puis 10ème).  Légèrement en retrait des premiers, je choisis d’attaquer en me décalant légèrement plus à l’est que ces derniers en misant sur le fait que je serai le premier à toucher ces vents forts qui me permettront de me recaler vers l’ouest devant le paquet.

Lundi

Au petit matin, je suis le plus à l’est. Malheureusement le vent de Nord Est annoncé ne rentre pas… Je suis condamné à suivre une route directe qui me fait passer près des bouches de Bonifacio dans un flux de Mistral fort et ne me permet plus d’envoyer le spi. Le paquet de l’ouest passera devant c’est désormais sûr et certain. Je sais dès lors que cette étape m’a échappé et je dois cravacher dans un vent de 45 Nds et des vagues de 8 mètres à la pointe nord ouest de la Sardaigne pour ne pas prendre trop de retard.

Toute la journée et la nuit suivante donc, je mets du charbon et parviens à revenir sur le paquet qui me précédait en fin de soirée de plus de 30 milles.

Mardi

J’arrive à recoller à Eric Péron et DCNS 97. Les derniers Nanni Diesel et Baïko accusent plus de 20 Milles de retard. Au lever du jour je me bat pour dépasser “L’esprit d’équipe”… Le vent tombe sous la pointe sud de la Sardaigne je reste empétollé tandis qu’Eric s’en va vers la ligne d’arrivée avec les derniers souffles d’air. Je vais prendre un retard considérable sur cette étape. Je reste 4 heures à me battre pour avancer dans la baie de Cagliari avant de virer la dernière marque de parcours. Le Mistrale rentre alors pile dans l’axe du dernier segment de parcours. 28 Nds au près. Je suis obligé de changer de voile d’avant et d’enchainer une dernière série de virement avant de franchir la ligne d’arrivée 11 heures après Eric Drouglazet qui a été réellement stupéfiant sur cette manche. Il a été le seul à rester sous grand spi dans des conditions plus que violentes. C’est là que l’on voit les années d’expérience sur ce circuit. Connaissance sans faille du bateau, gestion des trajectoires et endurance à toute épreuve… Le niveau de ce circuit est vraiment impressionnant mais je m’y sent déjà comme un petit poisson…

Bilan : Première course vraiment enrichissante aussi bien sur la gestion du sommeil, la conduite dans le gros temps au reaching. Je pense, avec le recul, que j’aurai dû accepter de “suivre” le paquet des trois bateau devant moi au lieu d’attaquer encore vers l’est. La prise de risque peut payer mais je dois encore être sûr de mes options. Je ne pense pas avoir de gros soucis de vitesse mais le manque d’entraînement et de connaissance du bateau en course me font faire de petites erreurs qui, cumulées, font perdre de précieux milles.

Je remercie toutes les personnes qui ont suivi ma première étape et m’ont envoyé des encouragements par mail. Cela fait vraiment chaud au coeur.

Je travaille déjà sur la suite de ma course. Julien est aux chevets du Figaro Senoble. Moi je me repose et soigne un début de tendinite à l’épaule gauche… 24 H à la barre sur le même bord dans des conditions de mer musclées, ça laisse quelques traces!

Vidéo de la première étape

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Des dauphins et un voilier sans feu….

Les courses 2010, Mer et ecosystème, Navigations, Non classé aucun commentaire »

Entraînement dans la molle entre la Grande Motte et Hyères

J’ai rallié aujourd’hui le port de Hyères où la Marine Nationale nous accueille mon figaro et moi pour la dernière quinzaine d’août. J’ai en effet la chance de pouvoir bénéficier d’un emplacement au port St Pierre jusqu’au 7 septembre sur une place marine gérée par le service manoeuvre de la Base aéronavale de Hyères.

Lors de ma navigation cette nuit j’ai été escorté au large de Marseille par une bande de dauphins avant de croiser d’un peu trop près un voilier sans feu. Celui-ci m’a abordé alors que je me reposais 10 minutes dans la descente. Plus de peur que de mal : le marquage fourni par Alpha Publicité a amorti le choc qui n’a finalement pas été violent puisque le manque de vent à ce moment était prédominant. Après des appels répétés sur la VHF sans succès j’ai continué ma route. Etrange comportement pour un plaisancier… un voilier sans feu de navigation qui ne répond pas aux appels radio après un collision aussi mineure qu’elle soit! Le bateau sort finalement indemne de cette rencontre malheureuse. J’ai eu de la chance et peu de vent pour cet entrainement…

Je remonte à présent en Bretagne par le train pour aller fabriquer mes voiles chez mon ami et associé François Liron avec qui j’ai passé l’hiver à construire la voilerie Ulmo à Morlaix.

 

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