août 17

J’ai rallié aujourd’hui le port de Hyères où la Marine Nationale nous accueille mon figaro et moi pour la dernière quinzaine d’août. J’ai en effet la chance de pouvoir bénéficier d’un emplacement au port St Pierre jusqu’au 7 septembre sur une place marine gérée par le service manoeuvre de la Base aéronavale de Hyères.
Lors de ma navigation cette nuit j’ai été escorté au large de Marseille par une bande de dauphins avant de croiser d’un peu trop près un voilier sans feu. Celui-ci m’a abordé alors que je me reposais 10 minutes dans la descente. Plus de peur que de mal : le marquage fourni par Alpha Publicité a amorti le choc qui n’a finalement pas été violent puisque le manque de vent à ce moment était prédominant. Après des appels répétés sur la VHF sans succès j’ai continué ma route. Etrange comportement pour un plaisancier… un voilier sans feu de navigation qui ne répond pas aux appels radio après un collision aussi mineure qu’elle soit! Le bateau sort finalement indemne de cette rencontre malheureuse. J’ai eu de la chance et peu de vent pour cet entrainement…
Je remonte à présent en Bretagne par le train pour aller fabriquer mes voiles chez mon ami et associé François Liron avec qui j’ai passé l’hiver à construire la voilerie Ulmo à Morlaix.
juin 28
Après trois jours de préparation sur le bateau avec Antoine Carraz (le boat captain des Figaro Bénéteau de Mer Agitée) et Matthieu Ferrand, j’ai enfin pu prendre la mer vendredi soir.
Parti de Port la forêt vendredi vers 20H00, j’ai pu profiter d’un vent d’ouest d’un quinzaine de noeuds pour essayer le bateau au louvoyage jusqu’à la pointe de Penmarc’h. Au coucher du jour, au large du Guilvinec, la bande de dauphins qui séjourne régulièrement au large des de l’archipel des Glénans m’ont rejoint pour jouer avec mon Figaro.
L’eau s’étant chargée de plancton phosphorescent ces dernières semaines, je peux admirer les sillages du bateau et de mes compagnons lorsque la nuit s’installe sur la pointe Finistère.
Je suis enfin seul en mer après un an de travail acharné pour mettre sur pied ce projet de course au large.
Vers 4H00 du matin je suis dans le Raz de Sein en route directe vers mon port d’attache : Camaret.
Un front chaud me rattrape et la visibilité tombe progressivement au niveau de la baie de Douarnenez.
A 6H30, je passe la pointe du Toulinguet sans y voir un rocher… La visibilité est nulle et le vent mollissant sous le vent du rocher du Lion fait ralentir progressivement le bateau. Petit moment de solitude lorsque j’entends retentir la sirène d’un cargo qui emprunte le chenal d’entrée du goulet de Brest. Il passe près de moi puisque je ressents ses vagues sans pour autant l’apercevoir…
J’ai à bord un appareil appelé Activ-echo qui permet d’augmenter ma visibilité sur le scop radar des bâtiments de commerce par temps de brume. J’aurais également pu pouvoir recevoir sa position sur mon ordinateur grâce à ma VHF. Mais ce système appelé AIS ne fonctionne pas. Un problème de connexion sans doute.
A 7H00 j’arrive enfin à mon port d’attache, Camaret sur mer. C’est le village où je vis et où naturellement j’amarre le Figaro Senoble.
Cette navigation est pour moi le début d’une longue série. Le bateau est sein, bien préparé et même si comme d’habitude sur un bateau de course, il y a une check-list de préparation importante avant la Cap Istanbul, je suis confiant sur les capacités de vitesse de mon Figaro.

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