Quelques photos du Figaro SENOBLE sur la Solitaire 2010

La Solitaire du Figaro 2010, Non classé aucun commentaire »

3, 2, 1…. Préparation terminée.

La Solitaire du Figaro 2010, Non classé 7 Commentaires »

Si tout ce passe bien et si Gilles mon assistant est bon, ce soir le bateau est en configuration pour la grand départ. Les voiles neuves sont à bord du Figaro Senoble et tout est en ordre de marche. Ce résultat après une fois de plus bien des opérations. Peinture des voiles avec Françoise également appelée “Maman” et mes petites cousines pour la peinture des voiles, convoyage de Camaret sur mer au Havre dans 40 Nds de vent au  portant le 14 juillet dernier. Un petit test par ailleurs réussi pour mon bateau sur lequel rien ou presque rien n’a cassé.

Avis aux amateurs de records de vitesse : 23H entre Camaret sur mer et le Havre. Le parcours est ouvert!

Puis opération pesée du Figaro Senoble et contrôle de ses appendices ( ce ne sont pas de gros mots, celà signifie juste quille+safrans en langage marin…) le 16 au Havre.

Pour le reste, demain navigation toute la journée pour valider les dernières petites retouches. Samedi repos, dimanche prologue, Lundi repos et Mardi let’s go!!!

J’ai pu faire quelques interwiews à la radio et pour la presse donc j’espère que vous pourrez me suivre.

Pour le blog, je cherche quelqu’un qui pourrait me donner un coup de main car entre la navigation et le matériel, j’avoue que mon temps est plus que compté et le planning ne laisse guère de place à la communication. Ce que je déplore.

En tout cas et une fois de plus je tiens à remercier tous mes partenaires, du plus grand au plus petits sans qui je ne serais pas là aujourd’hui : au départ de ma seconde Solitaire du Figaro, la “coupe du monde de foot” de la course au large en solitaire… scandales en moins…

Merci donc à Senoble bien sûr,  mais aussi à Cotten qui m’habille, la ville de Camaret sur mer qui héberge mon bateau tout au long de l’année, Mantanav, GPC Indus et Axon Cables les techniciens hight tech de mon informatique et de mon électronique embarquées,  Charot et Lallemand dans l’Yonne, La Métallerie Stéphan à Lyon Ulmo Voiles et la voilerie Camarétoise, le Bar L’Ar Men, mon QG où vous pouvez suivre la course en direct pendant vos vacances à Camaret et tous mes amis   Valérie et David, Marco et Julie, Jérémie Guéno Mich et tous les autres qui me donnent des coups de mains énormes, et pour finir mon nouveau Club le CV Léo Lagrange.

Je vais me battre pour continuer à progresser dans cette course folle faite de difficultés permanentes et de défis constants. J’ai un bateau au top, c’est à présent le début de la phase 2 qui me conduira peut être d’ici un an vers la victoire et les podiums… En attendant mes partielles je bûche faites moi confiance pour ça.

Le parcours 2010 par Jacques Caraès, directeur de course

La Solitaire du Figaro 2010, Non classé aucun commentaire »


Get the Flash Player to see this player.

Solo de Quiberon…Une reprise musclée!

Les courses de préparation 2010, Non classé aucun commentaire »

36 bateaux, des parcours bananes ou côtiers en baie de Quiberon, 25 à 30 Nds de vent. Voici un décors planté sur fond de jolies culbutes, pirouettes et autres collisions pour la semaine. 
Mon but était de retrouver des senstions après un hiver difficile passé à bosser sur la machine et à soigner mes ménisques opérés au mois de février. Surtout de ne pas casser à peine un mois avant le départ de la Solitaire du Figaro. Eviter le contact, naviguer “safe” et reprendre mes marques sur de petits parcours où la moindre erreur est sanctionnée par une collision ou un abandon. A ce petit jeu, je m’en suis plutôt bien sorti ne pouvant néanmoins éviter un contact avec Pietro D’Ali sur une phase de départ Rock and roll. Celui-ci est venu percuter mon tableau arrière occasionnant un petit trou fort heureusement sans gravité pour le reste de l’épreuve.  Jeudi nous avons pris le départ de la Grande course, étape de nuit se déroulant sur 140 milles nautiques entre Quiberon, Piriac et l’île de Groix. Après un départ raté je n’ai eu de cesse d’essayer de revenir dans le match sans toute fois saisir les rares occasions qui se sont présentées à moi. Le classement étant au point et la manche comptant triple, ma tentième place à un quart d’heure du premier me coûte cher au général du championnat. Je sais ce qu’il me reste à faire cette saison et l’an prochain : trouver la speed et le rythme à présent que mon bateau est au top. En attendant, voici quelques images de la Solo de Quiberon.

A suivre en ce moment

Non classé aucun commentaire »

Le Jules Vernes : comme je suis à Camaret, j’ai pu assister de la terre ferme au départ de Groupama 3 pour sa tentative de record. Objectif : moins de 50 jours! Jules Vernes ne doit en croire ses yeux! J’ai une pensée particulière pour Jacques Caraes qui est à bord et qui lorsqu’il ne court pas autour du monde n’est personne d’autre que le Directeur de course de la Solitaire du Figaro.

Groupama 3 après une première journée difficile ( jusqu’à 114 milles de retard sur le temps de référence) devrait avoir de super conditions jusqu’au Cap Cert, ensuite, c’est encore à préciser…

On attend ensuite le départ de Banque Populaire sur le même parcours sans oublier la Jacques Vabre qui s’élancera Dimanche du Havre. (Je mise un peu sur Mich même s’il y a du monde en 60′ Imoca. Alors Professeur, ne me faites pas mentir…)

En chantier à Camaret

Bruits de chantiers, Non classé aucun commentaire »

Actualité chargée : le Figaro Senoble est en chantier d’hiver à Camaret sur mer. Au programme pour les trois prochains mois… Un peu de stratification, du ponçage, de la peinture, de l’étanchéité, une révision complète de l’électricité du bord, de l’électronique, du moteur et du mât.

Je travaille enfin à l’abris ce qui me donne un vrai confort et permet à mon bateau de sécher.
Je prévois de remettre à l’eau à la mi-janvier avant de recommencer les entraînements.

Devinez qui se cache sous le déguisement….

Départ de la 4ème et dernière étape Dingle - Dieppe

La Solitaire du Figaro 2009, Non classé 5 Commentaires »


Get the Flash Player to see this player.

Troisième étape

La Solitaire du Figaro 2009, Non classé 3 Commentaires »

Voici enfin quelques nouvelles et le retour sur ma longue et pénible 3ème étape où le mot “solitaire” m’est vraiment apparu au grand jour.
Au départ de St Gilles, un monde fou était réuni pour nous saluer sur le digues, les pontons et dans les rues. Nous avons la chance dans notre sport d’avoir un stade en plein air accessible à tous même si ce n’est que pour les départs et le arrivées et cela est vraiment impressionant de voir autant de monde. Cela fait vraiment chaud au coeur et pour sûr, on se seraît presque cru au départ d’un Vendée Globe.

H je prend un bon départ et je réussi à naviguer dans du vent clair. Je choisi le côté gauche du plan d’eau en pensant bénéficier d’un peu plus de pression et de courant au large. Une rotation du vent à droite me donne tort en fin de bord et malgré un bonne avance au départ je passe la bouée dans le paquet. Ensuite plusieurs options sont possibles. Rester au prés sérré pour gagner au vent ou faire cavaler un peu le bateau pour prendre de l’avance sur la rotation au NE prévue dans la nuit. Je choisi cette option et me retrouve avec Gildas Mahé et Nico Lunven entre la côte et belle Ile. Des algues prises dans ma quille me font perdre du terrain jusqu’au moment où j’arrive à m’en débarasser à coup de perche à algues et de corde à noeud.
L’option marche plutôt bien même si au milieu de nuit je tarde à me remettre au près. Aux première lueurs du jour le vent tourne à droite. Je vire au ras de la côte et me retrouve en route directe sur la première marque. Je passe Cap Caval vers 11H gagnant des places à la faveur de quelques oscillations du vent que je prend dans le bon sens.

Ensuite la stratégie est claire. Aller chercher la dorsale et une rotation du vent à gauche pour ensuite gagner rapidement vers l’Irlande. Je passe ma matinée et ma journée à jouer de petitis coups dans la flotte et arrive à la tombée de la nuit dans la meute des 20 premiers. Je me positionne sous le paquet pour être à l’intérieur de la courbe lorsque le vent tournera. Vers minuit, je suis à l’intérieur en train de regarder les dernières cartes météo tombées dans la nuit sur mon ordinateur. J’ai les feux des autres bateaux juste à droite à quelques centaines de mètres.
D’un coup mon ordinateur s’arrête. Je sens le bateau qui commence à loffer. signe direct que le pilote décroche.
Je me jette à l’extérieur pour récupérer la barre et éviter que le bateau ne vire de bord à contre avec les ballasts dessous. Au passage, mon genou gauche tappe violemment dans l’arrète métallique de la descente. J’arrive à éviter le virement mais le choc me sonne et je passe de longues minutes allongé dans le cockipt avec un douleur violente qui m’enpêche de me relever. Je pense un instant que ma rotule ou mon ménisque est touché et je sent que la zone enffle.

J’arrive tant bien que mal à barrer puis à attrapper des rabans pour amarrer la barre et rester sur le même bord. Ensuite, je me débrouille pour retourner dans le noir à l’intérieur pour ouvrir mon sac sécu N°2.
Pour info, j’ai deux sacs renfermant le matériel sécu du bateau:
SECU N°1: renferme le matos pour les petites réparations, les petits problèmes.
SECU N°2 : c’est celui que je souhaite ne pas avoir à ouvrir. Quand je l’ouvre, c’est que je ne suis plus en course mais au stand et là je suis au stand. Black out plus blessure… Ma tête n’est plus à la course mais à remettre le bonhomme et le bateau en état de marche.  L’étape est longue et à ce stade, je n’ai pas de pilote, pas de feux de navigation au milieu des cargos, des moyens de communication limitées. Il faut donc trouver la panne en priorité et réparer avant de repartir.
Je récupère la bombe de froid et du Nifluril dans la pharmacie pour mon genou et le multimètre dans la boîte électricité…
La bombe de froid me fait du bien et me permet de me mettre à la recherche de ma panne. En couplant mes batteries de servitude et celle du moteur, je n’ai pas de courant. Je commence donc à tester les masses en partant des batteries et en remontant les différents circuits.

Entre deux tests, j’essaye de règler la barre du bateau. En sortant la tête à l’extérieur, je m’apperçois que les feux des autres bateaux ont disparu…
Le bateau ne marche pas longtemps barre amarrée et je suis obligé d’être un peu abattu pour me laisser le temps de chercher ma panne.
Je trouve après plusieurs heures l’origine de la panne dans une cosse déssérée par les chocs et les vibrations et quasiment inaxessible. Je la reconnecte et comme un miracle après une longue période de galère mon électronique se reconnecte.

Mon ordinateur redémarre… Ma positions s’affiche et mon ancienne trace s’arrêtant 4H auparavant apparaît… Je mesure tout de suite l’ampleur de l’incident. Je vire de bord dans l’instant. Je me suis enfoncé dans la dorsale! Je vire de bord et remet le bateau en route au près dans un vent chaotique.

A 5H50, j’entend à la VHF entre deux grésillements signe de mon éloignement avec le bateau de la direction de course mon classement et ma distance par rapport au premier…
Cette panne enterre ma première Solitaire.

Les deux jours suivants, je m’efforce de faire marcher le Figaro Senoble avec les repères de vitesse que peux avoir à bord. Etre toujours à 100-120% de mes polaires de vitesse (les courbes de vitesses théoriques du bateau en fonction du de la vitesse du vent et de l’angle du bateau par rapport au vent mesuré)

Je n’entends absolument rien en VHF et ne vois rien sur l’eau. Mon sentiment de solitude est profond et malgré la déception de la course, j’apprécie d’être seul avec mon bateau au milieu la mer d’Irlande. La situation météo à l’approche de l’Irlande se complique et les trajectoires sont ne sont pas simples à trouver pour se frayer un chemin entre les zones de vent faible et les rotations.
Je passe tout près du Fastnet et en étudiant les cartes météos j’ai un instant un petit espoir que la flotte se soit enfermée à l’ouest en quète de la dépression qui était sensée arriver beaucoup plus tôt qu’elle ne le fait à présent. Une dorsale s’est formée à l’ouest de l’Irlande. Peut être que leur attérissage se fera plus difficilement que prévu?

Je retrouve au soir de ma dernière journée de navigation Nanni Diesel et commence à entendre à nouveau de communications VHF. Il y a des bateaux pas loin. Je n’ai eu aucun classement depuis deux jours mais en entendant les noms des bateaux qui communiquent entre eux, je comprend que je suis au fond du tableau.
Je passe ce dernier au large de la première pointe alors que la nuit tombe et que des centaines de dauphins viennent jouer avec mon étrave et discuter à travers la coque du Figaro Senoble. L’accueil irlandais s’annonce vraiment sympathique!

Le vent rentre progressivement. J’accélère et laisse Louis Maurice 3 milles derière. Je passe le phare de The Bull et fais route sous spi vers la baie de Dingle. Je remarque que ma position sur la cartographie n’est pas tout à fait exacte. Sur le moment je n’y prête pas trop attention. Le vent est plus fort à la côte et je décide de laisser le phare de Great Skellig à gauche et de couper entre cette ile et la côte.
A l’approche du phare, la visibilité est réduite sous un crachin fin et dense. Ma position GPS sur l’ordinateur m’interpelle une nouvelle fois. Le phare est beaucoup plus à gauche que ce qu’il devrait être. Je change de GPS. Toujours décalé… Je ressors dehors. Je suis sous spi à 8 nds. Tout à coup, le crachin se lève et j’entends des oiseaux crier. Je vois une ile droit devant à à peine quelques dizaines de mètre devant moi. Je pousse la barre en grand et percute ma drisse de spi. Impossible! Ma position est faussée de presque un mille. J’ai failli finir sur Little Skellig, une petite île situé entre sa grand soeur et la côte. Ce coup ci le GPS principal du bateau a décroché.
J’appelle Louis Maurice en VHF pour lui expliquer que je m’arrète pour le suivre au passage de ces danger et après  30 minutes je me retrouve de nouveau dernier de la course à cause d’un problème technique… Quand ça ne veut pas. Ca ne veut pas!

Une fois les danger ecartés je reprend la course et repasse devant Nanni. Une heure et demi après et aux premières lueurs du jours, j’affale mon spi devant la ligne d’arrivée en signe de remerciement pour son aide avant l’arrivée et je l’attend. Je ne suis plus à 10 minutes… Je passe enfin l’arrivée au lever du jours.

Il ne me reste plus qu’à amarrer le figaro Senoble dans le petit port de Dingle avant de courir me coucher car j’ai une nuit de retard sur tout le reste de la flotte.

Je me reconcentre sur la dernière étape en essayant d’oublier ces galères à répétitions. J’ai toujours la “gnaque” et soiffe d’apprendre et tous vos mails que je viens de lire m’ont fait un bien fou.

Merci à tous et à toutes et rendez-vous à Dieppe dans 3 jours et 12 heures.

Amicalement,

Arnaud

Où en est le challenge Senoble???

-----
Entriées RSS Commentaires RSS Connexion